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Tea time

27th March, 2008

Tuesday about tea time.

Yesterday evening and last night was very exciting. We are now at Sea in the Drake Passage having powered through hurricane conditions, with winds of over 90mph and waves of 10m, the ship rolled all over the place, exceeding 45 degrees at times as the waves pounded us from the side. The worse point came when we were hit by a rouge wave at around 3am which swamped the ship almost bringing us to a standstill, chairs equipment and people were thrown all over the place. We have come through the worse now but the swell still rocks us badly. What a way to leave Antarctica. It is hard to imaging that in a few hours we will pick up phone coverage and sight land, everything that past so slowly now seems such a distance away. Important information has been shared and lessons have been learnt. We all have important stories to tell and messages to deliver when we get back home.

To my family you will be pleased to know that over 200 years of naval tradition have not been eroded away as I have come through this journey without being sick, although I must admit it got pretty close last night. Love to you all and sea you soon.

Luke

Middle of Drake’s Passage

27th March, 2008

Still in middle of Drake’s Passage while writing this at 3pm. Well, I was hoping to experience a little more of the harsh side of Drake’s reputation during our return voyage to Ushuaia. I’m sure you’ll get the color of our “Storm” event from many other Bloggers……..here’s just the facts. First Google the Beaufort Wind Scale (with corresponding sea state codes)……so you can follow along. This is the scale where you’ll overhear a person talking about going through a horrid sea storm that was a Force 8,10, etc. rating. Lowest barometric pressure during most intense part of storm was 975 mbar. At one point sustained winds were just over 105 mph. Beaufort scale is actually a 0 to 12 scale…….we went thru a Force 12 storm. At Force 12 here are the characteristics of the worst possible storm one can experience at sea: *Effects observed far from land: air filled with foam and sea spray, sea completely white, visibility greatly reduced. *World Meteorological Organization classifies a Beaufort Force 12 storm as a Hurricane. *Sea State Code under the Beaufort scale during a Force 12 storm is the highest level (9)!! Under the nine code…rather than Beaufort going into detail to describe what the sea is like at this level (swell size, wave size, etc.) rather it simply says Code 9 seas are “Phenomenal”. Cheers….Peter

Paying the Drake tax

27th March, 2008

The sea did not make us the favor this time. I guess the Drake Passage wants to confirm its reputation, showing us all its greatness. 40-45 nautical miles wind & 10m high waves, making the MV Ushuaia (and us of-course) rolling like crazy in the middle of the ocean. Sea sickness dominates amongst the expeditioners, with few of us managing to stand up. I spent the whole night in the lounge, feeling safer comparing to my cabin. Trying to get some sleep in the 1,5 feet couch with all kinds of objects flying around you is not the ideal, but luckily I managed to get a couple of hours nap. Peter, Virginie & Marjan were somewhere around throughout the night, with Virginie “managing” to fall of her couch twice, ending to continue her sleep on the floor. Endless hours of being inactive give the green light to thousands of thoughts crossing your mind. Realizing what we have been exposed to during the last days. Thinking of what actions can you make to make this trip worth.

Team Inspire, Team Inspire, Team Inspire! Bronco 5 in the lounge area for disembarkation briefing!

Can’t wait to get back home ….

La fin du voyage

27th March, 2008

Nous approchons de la fin du voyage… et oui fini, les réveils matinaux à 7h30 par la douce voix de Peter à travers le micro, nous prévenant que le petit déjeuner était prêt : « Inspire team, Inspire team, Inspire team », suivi de prés par celle de « Jumper », un peu moins douce, mais tout aussi agréable dans son genre, pour nous demander d’activer le mouvement !!! Fini également, les couches de vêtements à enfiler avant d’affronter le froid polaire à retirer et à faire sécher une fois rentrés, terminé les tours de zodiacs plus ou moins sportifs, et plus de sac à dos de secours à garder toujours à portée de main, avec des vêtements de rechange, de l’eau, et de quoi se sustenter….au cas où…. Mais surtout nous allons nous quitter plus riches qu’avant, avec l’envie, et le besoin de partager autour de nous cette expérience exceptionnelle, mais aussi la nécessité essentielle de préserver cet écosystème vierge de toute activité humaine. C’est pour cette raison que cette expédition est appelée « Inspire », pour inspirer, et d’influencer notre entourage, et tenter de changer nos habitudes.

Cette expédition va se terminer, par là où elle a commencé, le fameux « Drake passage », les 40ème rugissants au sud du Cap Horn, qui n’est pas la partie la plus agréable du voyage, bien que nous ayons été quelque peu épargnés à l’aller. Ne sachant pas si je serai en état de raconter « en live » la fin de notre voyage, je prends les devants en racontant la dernière partie.

Un soir, nous avons eu la chance, de faire une petite ballade en zodiac entre les icebergs afin de pouvoir observer de plus prés leur formes étranges, leur couleur plus ou moins turquoise, et l’eau cristalline qui les entoure. Sous l’eau se dessine leur fameuse partie immergée, qui est 7 fois plus importante que la partie apparente, et ce n’est pas un simple dicton…. Sur certains icebergs, des phoques étaient étendus placides et indolents, dans l’eau des pingouin virevoltaient inconscients du danger qui pouvait les attendre au détour d’un virage. Nous étions en train d’observer les phoques, quand tout à coup a surgi contre le zodiac, le fameux prédateur des glaces, le léopard de mer ! C’est une sorte de long phoque, avec une peau tachetée, et une gueule qui n’en fini pas, remplie de dents !! Ce genre d’individu peut tuer un être humain en l’entraînant sous l’eau, il peut aussi s’en prendre aux flotteurs du zodiacs, mais a priori n’est pas assez fort pour retourner les embarcations… en principe….Dans tous les cas nous avions pour consigne de ne rien laisser dépasser du bateau !!! Il a fait plusieurs tours, attiré par les bulles d’air produites par le moteur, puis sans doute lassé, s’est détourné de nous, et d’un mouvement souple et gracieux, a fui vers d’autres proies.

Je pense que l’endroit que j’ai préféré était « Paradise bay », nous nous sommes engagés dans un étroit chenal, entouré de falaises immenses, le soleil levant illuminait notre avancée, et de temps en temps nous pouvions apercevoir les projections de vapeur produits par des rorquals à l’horizon… cela ressemblait à un décor de cinéma digne du « Seigneur des annaux », très irréel !!! Nous avons débarqué sur une plage de galets parsemée de pingouins. Le temps était une nouvelle fois magnifique, impressionnant soleil, qui ne nous a pas quitté durant les ¾ du voyage, signe du réchauffement climatique ?? Nous avons gravi un glacier les uns derrière les autres, à la suite de nos 2 guides norvégiens qui une fois de plus était là pour assurer notre sécurité, et mettre à jour les crevasses qui jonchaient notre ascension. La vue était imprenable, la mer du chenal calme, d’un bleu nuancé de vert, et parsemée des montagnes de glace, dont les cristaux resplendissaient sous le soleil…. Une fois de plus, devant tant de beauté, de grandeur et de richesse, j’ai ressenti le devoir de préserver ce continent pour les générations futures, et l’envie impérieuse de faire quelque chose de concret pour y contribuer !!

Un peu plus tard, nous avons mis le pied sur une crique remplie de pingouins, et notamment des jeunes pas tout à fait sevrés. Paradoxalement, c’étaient eux qui avaient le plus beau plumage, les parents n’ayant pas encore tout à fini leur mue. Il était assez difficile de respecter les distance de sécurité dans de telles conditions, les petits n’étaient pas effarouchés et venaient carrément réclamer leur pitence auprès de nous…il était dur de se retenir de les toucher, mais en aucun cas nous ne devons laisser notre empreinte sur la faune et la flore sauvage. En Antarctique, la flore est évidemment peu luxuriante, seuls les lichens et les mousses peuvent subsister sous ces conditions extrêmes, et là encore les recommandations de la naturaliste étaient très strictes, nous devions autant que possible éviter de marcher sur cette végétation, afin de ne pas bouleverser ce fragile écosystème, qui mettrait plusieurs mois à s’en remettre…. A cet endroit, une base chilienne avait été édifiée, et désormais transformée en musée, mais les pingouins ont complètement envahi l’endroit, se souciant peu des humains qui les observaient…. La nature avait repris ses droits, envers et contre tout, malgré le tourisme de plus en plus florissant dans ce dernier endroit encore épargné. Mais encore pour combien de temps ???