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Nous avons survécu au « DRAKE PASSAGE » !!!!

31st March, 2008

Lundi 24 Mars, a été le dernier jour où l’on a marché sur le continent….enfin, plus vraiment le continent, mais plus tôt 2 îles de l’archipel des Shetland. Le matin, nous avons débarqué dans un 1 site très intéressant, pas vraiment exceptionnel par la beauté de son paysage, ni la richesse de sa faune (quoique là encore les phoques à fourrures étaient légion), mais plus tôt pour la richesse de son histoire. Read more

La fin du voyage

27th March, 2008

Nous approchons de la fin du voyage… et oui fini, les réveils matinaux à 7h30 par la douce voix de Peter à travers le micro, nous prévenant que le petit déjeuner était prêt : « Inspire team, Inspire team, Inspire team », suivi de prés par celle de « Jumper », un peu moins douce, mais tout aussi agréable dans son genre, pour nous demander d’activer le mouvement !!! Fini également, les couches de vêtements à enfiler avant d’affronter le froid polaire à retirer et à faire sécher une fois rentrés, terminé les tours de zodiacs plus ou moins sportifs, et plus de sac à dos de secours à garder toujours à portée de main, avec des vêtements de rechange, de l’eau, et de quoi se sustenter….au cas où…. Mais surtout nous allons nous quitter plus riches qu’avant, avec l’envie, et le besoin de partager autour de nous cette expérience exceptionnelle, mais aussi la nécessité essentielle de préserver cet écosystème vierge de toute activité humaine. C’est pour cette raison que cette expédition est appelée « Inspire », pour inspirer, et d’influencer notre entourage, et tenter de changer nos habitudes.

Cette expédition va se terminer, par là où elle a commencé, le fameux « Drake passage », les 40ème rugissants au sud du Cap Horn, qui n’est pas la partie la plus agréable du voyage, bien que nous ayons été quelque peu épargnés à l’aller. Ne sachant pas si je serai en état de raconter « en live » la fin de notre voyage, je prends les devants en racontant la dernière partie.

Un soir, nous avons eu la chance, de faire une petite ballade en zodiac entre les icebergs afin de pouvoir observer de plus prés leur formes étranges, leur couleur plus ou moins turquoise, et l’eau cristalline qui les entoure. Sous l’eau se dessine leur fameuse partie immergée, qui est 7 fois plus importante que la partie apparente, et ce n’est pas un simple dicton…. Sur certains icebergs, des phoques étaient étendus placides et indolents, dans l’eau des pingouin virevoltaient inconscients du danger qui pouvait les attendre au détour d’un virage. Nous étions en train d’observer les phoques, quand tout à coup a surgi contre le zodiac, le fameux prédateur des glaces, le léopard de mer ! C’est une sorte de long phoque, avec une peau tachetée, et une gueule qui n’en fini pas, remplie de dents !! Ce genre d’individu peut tuer un être humain en l’entraînant sous l’eau, il peut aussi s’en prendre aux flotteurs du zodiacs, mais a priori n’est pas assez fort pour retourner les embarcations… en principe….Dans tous les cas nous avions pour consigne de ne rien laisser dépasser du bateau !!! Il a fait plusieurs tours, attiré par les bulles d’air produites par le moteur, puis sans doute lassé, s’est détourné de nous, et d’un mouvement souple et gracieux, a fui vers d’autres proies.

Je pense que l’endroit que j’ai préféré était « Paradise bay », nous nous sommes engagés dans un étroit chenal, entouré de falaises immenses, le soleil levant illuminait notre avancée, et de temps en temps nous pouvions apercevoir les projections de vapeur produits par des rorquals à l’horizon… cela ressemblait à un décor de cinéma digne du « Seigneur des annaux », très irréel !!! Nous avons débarqué sur une plage de galets parsemée de pingouins. Le temps était une nouvelle fois magnifique, impressionnant soleil, qui ne nous a pas quitté durant les ¾ du voyage, signe du réchauffement climatique ?? Nous avons gravi un glacier les uns derrière les autres, à la suite de nos 2 guides norvégiens qui une fois de plus était là pour assurer notre sécurité, et mettre à jour les crevasses qui jonchaient notre ascension. La vue était imprenable, la mer du chenal calme, d’un bleu nuancé de vert, et parsemée des montagnes de glace, dont les cristaux resplendissaient sous le soleil…. Une fois de plus, devant tant de beauté, de grandeur et de richesse, j’ai ressenti le devoir de préserver ce continent pour les générations futures, et l’envie impérieuse de faire quelque chose de concret pour y contribuer !!

Un peu plus tard, nous avons mis le pied sur une crique remplie de pingouins, et notamment des jeunes pas tout à fait sevrés. Paradoxalement, c’étaient eux qui avaient le plus beau plumage, les parents n’ayant pas encore tout à fini leur mue. Il était assez difficile de respecter les distance de sécurité dans de telles conditions, les petits n’étaient pas effarouchés et venaient carrément réclamer leur pitence auprès de nous…il était dur de se retenir de les toucher, mais en aucun cas nous ne devons laisser notre empreinte sur la faune et la flore sauvage. En Antarctique, la flore est évidemment peu luxuriante, seuls les lichens et les mousses peuvent subsister sous ces conditions extrêmes, et là encore les recommandations de la naturaliste étaient très strictes, nous devions autant que possible éviter de marcher sur cette végétation, afin de ne pas bouleverser ce fragile écosystème, qui mettrait plusieurs mois à s’en remettre…. A cet endroit, une base chilienne avait été édifiée, et désormais transformée en musée, mais les pingouins ont complètement envahi l’endroit, se souciant peu des humains qui les observaient…. La nature avait repris ses droits, envers et contre tout, malgré le tourisme de plus en plus florissant dans ce dernier endroit encore épargné. Mais encore pour combien de temps ???

Le camping sur le continent Antarctique

22nd March, 2008

Cette nuit nous avons campés sur le continent Antarctique !!! qui l’eu cru !? et en plus je n’ai pas eu froid, le secret était de ne pas se coller aux parois de la tente car la chaleur que nous produisions se condensait sur le long de la toile. Ce fût un moment unique, magique, inoubliable ! Mais, je vais revenir un peu en arrière pour raconter nos premiers pas sur ce continent mythique. Notre première sortie fût sur l’île de King Georges, sur la base de Bellinghausen, pour y récupérer l’équipe d’aventuriers qui avaient vécus dans la e-base pendant 18 jours afin de la rendre complètement opérationnelle. Ce jour là, le temps n’était pas vraiment clément, la mer était très agitée, à tel point que rapidement le capitaine a décidé d’arrêter la mise à l’eau des zodiacs, seuls 2 avaient pu partir. Read more

Le mythique continent Antarctique

18th March, 2008

Voilà 2 jours que nous naviguons en direction du mythique continent Antarctique. Nous avons embarqué depuis Ushuaia, sur le brise-glace du même nom, aux alentours de 18h samedi. Après un briefing très complet sur les consignes à respecter, une simulation d évacuation, et un dernier coup de fil à nos proches, nous avons vu les côtes argentines s’éloigner, et rapidement, les derniers signaux qui nous reliaient à la civilisation se sont estompés, mon blackberry ne captait plus !!!!l Et la vie sur le bateau a commencé, telle « la croisière s’amuse », nous avons eu droit à un apéritif de bien venu, et un petit jeu pour faire plus ample connaissance, et puis nous avons notre premier dîner sur place, il ne manquait plus que le karaoké ! . Les mouvements du bateau étaient lents et souples, ce qui nous a permis de profiter amplement de la soirée, car le lendemain, pour certains, malgré les patchs, les bracelets sensés appuyer sur un centre nerveux du poignet, et les pilules anti-nausée, ce n’était plus la même histoire. Je suis allée me coucher dans la cabine que je partage avec une jeune bulgare, et j’ai progressivement senti que les roulis que je faisaient dans mon lit, étaient de plus en plus amples : nous arrivions dans les eaux plus tumultueuses de l’océan Atlantique… Et le lendemain, en se levant, cela fait un drôle d’effet de tanguer d’un pied sur l’autre sans pourvoir se tenir droit… En nous tenant aux barres qui parcourent les couloirs du bateau, nous avons réussi à atteindre le restaurant. Le petit déjeuner est un self service contrairement aux 2 autres principaux repas, et c’était une prouesse de transporter le bol de céréales, quelques fruits, et le verre de jus de pomme, jusqu’à sa table, sans rien renverser…. Ce premier matin, le restaurant, a été moins fréquenté que la veille au soir, car quelques uns d’entre nous, n’arrivaient pas à se lever, et l’idée de le faire pour aller manger, ne les enchantait guère… Nous avons établi des tours de « garde-malade » pour aller les veiller, les ravitailler, les réhydrater et leur raconter la vie du bateau… Pour eux , ce premier jour du voyage n’était pas vraiment le genre « la vie est un long fleuve tranquille »…. Mais heureusement, pour le ¾ d’entre nous, tout se déroulait à merveille, nous sommes servis comme des princes par le personnel de bord, la journée est jalonnée de moments de détente et de différentes séances de vidéo, et autres présentations réalisées par le personnel ou par les membres de l’équipe 2041. Depuis le pont, nous pouvons observer le manège des albatros qui planaient à la surface de la mer, pour tenter d’attraper les poissons imprudents qui se serraient aventurés trop prés, et d’un coup d’aile, avec leur 3 mètres d’envergure, ils remontent en quelques secondes très haut dans le ciel, à la recherche d’une autre proie, ces vols planés étaient impressionnant et majestueux. Au matin de ce deuxième jour de traversée, presque tous les malades de la veille, avaient recouvert leur facultés car dans la nuit nous avons abordé les eaux plus calmes de l’Antarctique, ils ont donc pu sortir de leur lit, et profiter du spectacle qui se déroulait tout autour de nous, dans l’océan..